banniere
Interview Nicolas Bonnière
Ludovic Zapera

Eiffelnews : Alors, dis-moi tout, qui est Nicolas Bonnière et que fait-il en dehors d'Eiffel?

Nicolas Bonnière: Qui est-il ? C'est un garçon de 35 ans maintenant, et en dehors d'Eiffel, il fait de la musique aussi, pas très original tout ça...Que veux tu savoir exactement ?

Eiffelnews : Et bien, on te résume souvent en tant qu'ex-guitariste de Dolly, peux-tu nous faire part de ton parcours avant et après avoir intégré ce groupe ?

Nicolas Bonnière : Ah oui, tu veux une vraie biographie.. Alors tout a commencé en l'an de grâce 2100 (rires)... Non en fait tout a commencé très simplement, on ne m'a pas forcé à faire de la musique, là je te parle quand j'étais tout petit. C'était un truc qui a été très instinctif, j'avais un rapport très ludique aux instruments qui pouvaient traîner même s'il n'y en avait pas beaucoup à la maison mais j'étais très attiré par ça. Donc guitare très vite à 12 ou 13 ans, d'ailleurs guitare qui a été offerte au départ pour mon frère, il l'avait achetée avec ma mère pour son anniversaire et il ne s'en est jamais servi. Et du coup, ça m'a servi, c'est ce qui a declenché l'amour pour l'instrument et après, truc classique, groupe avec les potes, reprises, compos etc... Et après arrivé à 19 ou 20 ans avec Dolly, avec toute l'histoire qui s'est passée, tous les albums, toutes les tournées, au moins 10 ans de tournées facile et puis voilà nous en sommes là maintenant en presque l'an 2011.

Eiffelnews : Ton approche musicale est très personnelle, notamment par l'utilisation de nombreux effets, soit en concert soit en studio, quelles sont les raisons qui t'ont poussé à suivre cette voie et en faire un petit peu ta marque de fabrique ?

Nicolas Bonnière : Alors ça c'est très générationnel je pense. Moi j'ai commencé avant mais il y eu une vague fin 80, début 90 où il y a beaucoup de groupes qui sont arrivés, qui étaient très autodidactes en fait. C'étaient des gens qui n'avaient pas une très grosse technicité avec l'instrument, des groupes comme Sonic Youth, Pixies, Nirvana. Et moi j'étais en plein dedans, c'est vraiment un truc que j'adorais car t'avais un instrument et tu en faisais un peu tout ce que tu voulais. Tu pouvais tout faire voler en éclats, je veux dire par là tout le truc « académique ». Voilà, c'est venu de là. Et donc après, forcément tu as beaucoup de défauts et donc tu construis... Oui c'est ça tu construis tes défauts (rires).. En essayant d'en faire des qualités.

Eiffelnews : Tu es aussi quelqu'un qui travaille beaucoup en studio, notamment par exemple pour le dernier CD/DVD live de Manu, c'est une autre manière pour toi d'exprimer ton travail musical ?

Nicolas Bonnière : En fait, c'est pareil, ça se rejoint. Le fait d'être autodidacte fait que tu commences à composer, à écrire des morceaux, donc forcément tu commences un peu à les enregistrer et tu es intéressé par ce qui se passe de l'autre coté, tu as envie de savoir comment c'est fait. Et ça aussi cela s'est fait graduellement à l'entrée dans Dolly car Thierry, le batteur, était très calé là-dessus et j'ai donc commencé à m'expérimenter avec ces gens-là, à regarder leur façon de travailler et puis c'est quelque chose qui est venu assez naturellement, que je dissocie vraiment du live mais qui pour moi sont deux choses vraiment importantes, enregistrer des groupes, réaliser. Je ne pourrais pas faire l'un et pas l'autre, l'idéal c'est d'arriver à faire un petit peu des deux sur certaines périodes.

Eiffelnews : Avec qui travailles-tu en studio ?

Nicolas Bonnière : Alors donc Manu sur son album d'avant. Sur le CD/DVD live, j'ai pas beaucoup bossé, c'est plutôt Fred qui est aussi l'ingé son d'Eiffel actuellement qui a mixé. Il y a aussi eu Calvin Russel. Là, j'ai fait des maquettes pour un chanteur irlandais mais c'est pas fait donc par superstition on va rien dire. Il y a eu le nouvel album qui va bientôt sortir de Daytona, un groupe de Lyon. Je dois en oublier mais l'actualité c'est a peu près ça.

Eiffelnews : Sur scène, on te voit jouer de la basse sur «  Je ne voudrais pas crever », tu joues de combien d'instruments ?

Nicolas Bonnière : Alors ça, on m'a forcé ! C'est Romain et Estelle qui m'ont forcé (rires). Non, pareil, n'importe quel instrument sur lequel je peux extraire un son, un riff, quelque chose. Donc, je fais un peu de claviers, un peu de batterie, un peu de basse. Mais c'est toujours un peu, c'est pas non plus techniquement ça, mon instrument reste la guitare. Par rapport à ça, on s'accorde bien malgré le rapport qu'ont Romain et Estelle à la musique, qui ont un parcours plus marqué, conservatoire et tout le reste. Il pourrait y avoir un a priori vis-à-vis de moi mais avec eux non, cela a cassé tout ça, ils ont réussi à oublier ce côté didactique et ça c'est assez plaisant. Moi, du coup, à l'inverse, j'arrive et j'expérimente tout avec plus ou moins de facilité mais c'est toujours quelque chose d'amusant, on garde le côté ludique.

Eiffelnews : C'est une aide du coup d'être avec des personnes comme Romain et Estelle qui ont fait des années de conservatoire alors que toi tu es plus autodidacte ?

Nicolas Bonnière : En fait le mélange est assez intéressant car au bout du compte on parle de la même chose soit avec des termes différents soit avec une approche différente mais on arrive à la même chose. Les premières répétitions dans leur local à Bordeaux, c'était assez rigolo car il y avait un dialogue plus technique et moi j'arrivais et je disais c'est ça, c'est comme ça soit en le disant plus directement ou en faisant écouter le son mais on arrivait toujours à se parler. Et puis eux ils font ça depuis très longtemps du rockignol, du coup ils ont du gommé une partie de leurs bases classiques (rires). Mais c'est super car on a des discussions avec Romain sur la façon dont il compose, on se partage nos trucs et du coup c'est super intéressant, j'apprends encore plein de choses et c'est bien d'apprendre tout le temps.

Eiffelnews : Tu possèdes de nombreuses guitares je suppose, laquelle est ta préférée et pour quelles raisons ?

Nicolas Bonnière : Tu fais une interview pour Guitarist Magasine ou quoi ? (rires). En fait, il n'y en a pas car pour moi, elles ont toutes une fonction bien différente. Tu pourrais dire, il en sort une blanche, une noire, une verte, c'est pour la frime, mais non. Elles ont toute quelque chose de différent, sans mystifier le truc, y'a des guitares qui sont faites pour jouer des morceaux, tu pourrais en prendre une autre et ça le ferait pas. J'ai pas de grosses guitares de collection, pas des guitares des années 50 ou 60 et puis de toutes façon j'aurais sûrement peur de les amener en tournée. Je suis attaché aux guitares mais quand elles ont fait leur job et que je vois que je ne m'en sers plus, je les vends assez facilement en fait. Je dois en posséder actuellement une petite dizaine ce qui n'est pas non plus énorme.

Eiffelnews : Malgré tout ça, est ce qu'il y a des guitares que tu rêverais de posséder ?

Nicolas Bonnière : Bonne question, peut-être mais je ne l'ai pas trouvée encore. Les guitares ça s'essaye, tu les croises. Je peux arriver dans un magasin et essayer une guitare et me dire, il me l'a faut. Et en plus, je vais faire tomber le mythe mais souvent je choisis les guitares par rapport à la gueule qu'elles ont, après j'essaye et s 'il y a le son j'achète mais c'est d'abord visuel, cela reste un objet.

Eiffelnews : dernière question sur les guitares et promis j'arrête, quels sont les guitaristes qui ont pu t'influencer ?

Nicolas Bonnière : Dans ceux que je t'ai cité avant déjà. Mais c'est pas forcément des guitaristes, c'est des groupes, ça a toujours été un ensemble. Après évidemment dans ces groupes, il y a des guitares, mais c'est vraiment ce qui se dégageait du tout et pas simplement la partie de guitare ou le riff. Il y a eu dans ces groupes, les Pixies, The Cure, Sonic Youth, les Smashing Pumpkins, Nirvana et tous ces groupes que j'écoutais quand j'étais ado. Après j'ai découvert autre chose, le flamenco par exemple, j'adore mais du coup je suis très limité car c'est très technique, c'est sûrement un truc que je travaillerais dans mes vieux jours (rires).

Eiffelnews : Parlons donc d'Eiffel maintenant, peux-tu nous raconter ta rencontre avec le groupe et qu'est ce qui t'a poussé à le rejoindre ?

Nicolas Bonnière : Eh bien cela remonte à un an déjà. En fait, j'ai croisé Nicolas Courret quand je jouais avec Manu et lui il jouait avec Laetitia Sherrif, c'était à l'Orange Bleue à Vitry Le François. Je l'ai reconnu car avec Dolly on avait joué il y avait très longtemps avec Eiffel et même avec Oobik and The Pucks à l'époque. Et donc, je l'ai croisé ce jour là et il ne m'a pas parlé d'intégrer la troupe, je pense que cela s'est fait après. J'ai reçu un coup de fil de Romain ou de Nico, je ne sais plus trop. Il m'a expliqué le bazar, ils n'étaient pas encore signés, ça devait se faire, l'album n'était pas fini de mixer. Il m'a envoyé des démos et le planning qui allait peut-être venir, quand j'ai reçu les titres, ça m'a vite branché et je lui ai dit, par contre le truc c'est que je peux pas te dire oui comme ça au téléphone, voyons nous, jouons ensemble. C'est un peu ma façon de fonctionner, en tant que musicien ou bien réalisateur, c'est de voir ce qu'il se passe. On s'enferme ensemble et on voit si ça prend. Et ça, je le sais assez vite normalement. Là, du coup, j'ai posé mes affaires chez eux, on a commencé à jouer et j'ai dit assez vite oui. Cela a été assez simple en fait, ça n'a pas été un recrutement laborieux avec un DRH, 10 mecs dans la salle d'attente avec leur guitares en bandoulière et l'assistante qui crie «  Au suivant »  (rires). Et ça m'a plu car cela me rappelait le fonctionnement très simple et familial que nous on avait dans Dolly, c'est pas à 10000 de mon fonctionnement et c'est pour ça que cela s'est fait aussi facilement.

Eiffelnews : En ce qui concerne la tournée qui dure depuis maintenant 1 an, quels sont les souvenirs qui vont rester longtemps ?

Nicolas Bonnière : Je crois que c'est, même si cela a été assez éprouvant, toute la session de cet été qui fut assez intense. On a enchainé plein de festivals, le chaud, le froid, la nuit, le jour, cela à été assez dense. Forcément, ça marque. De manière générale, toute l'année a été assez intrigante, sur les concerts il y avait toujours un truc positif avant de jouer et un truc à gagner et je trouve ça bien de pas être dans la redite tous les soirs, c'est assez frais. Pour moi, la tournée n'a pas été si éprouvante que ça, cela va faire du bien de s'arrêter mais j'ai connu des choses plus fatigantes.

Eiffelnews : Et à l'inverse, des moments que tu préférerais rapidement oublier ?

Nicolas Bonnière : Il n'y en a pas. Honnêtement, même dans les trucs un peu compliqués, avant l'été Romain disait qu'au bout d'un moment et avec le rythme que l'on avait on allait tous se mettre sur la gueule mais rien ne s'est passé, là on est à la dernière date et rien. Remarque, peut-être ce soir (rires). Le seul truc un peu dur fut le début, on répète rapidement, on va de suite à Taratata alors que l'on avait pas beaucoup joué ensemble, cela reste un peu dur à gérer psychologiquement mais ça reste que du bon.

Eiffelnews : sur les morceaux d'Eiffel que vous jouez, lequel as- tu le plus de plaisir à interpréter sur scène ?

Nicolas Bonnière : Chaque soir c'est différent en fait, des fois on a cette discussion avec les autres sur les morceaux qui nous lassent un peu, alors il y a eu « Tu vois loin » qui était un peu fatiguant au bout d'un moment et depuis cet hiver on l'a repris et j'aime le jouer. Des morceaux qu'on ne joue pas beaucoup comme « Mort j'appelle » que j'adore jouer. C'est plutôt par phase en fait et chaque soir c'est différent selon ce que renvoient les gens, c'est aussi ça qui fait changer ton état d'esprit.

Eiffelnews : Quelles morceaux de la discographie d'Eiffel, qui n'est pas sur la setlist de la tournée, aimerais-tu un jour jouer sur scène ?

Nicolas Bonnière : Ah, bizarrement, je joue le riff de temps en temps, c'est « Te revoir »

Eiffelnews : Tu vas faire plaisir à beaucoup de monde la, peut-être pas à Romain...

Nicolas Bonnière : (rires), je lui ai fait rejouer le riff en fait car en balances, je lui ai ressorti une fois mais cela en est resté la (rires). C'est un titre que j'aimais bien à l'époque quand c'est sorti. En fait, pour faire rager tout le monde, je peux le dire, on se la joue juste dans les loges (rires).

Eiffelnews : Il est assez impressionnant de remarquer ton attitude calme et détendue en coulisse à la débauche d'énergie et de mouvements dont tu peux faire preuve sur scène. Comment caractériserais-tu ton rapport à la scène ?

Nicolas Bonnière : C'est un peu pareil que pour les morceaux, il y a des soirs ou cela pousse plus, d'autres moins. Moi, j'ai ce rapport à la scène qui est un espace assez ludique et assez privilégié, c'est un truc que l'on peut te retirer du jour au lendemain et je pense qu'il faut en profiter. Je prends un peu chaque concert comme si c'était le dernier.

Eiffelnews : L'enregistrement d' « A tout moment » s'est fait à trois avec Estelle, Romain et Nicolas Courret. Suite à la tournée, est-ce que tu vas apporter ta pierre à l'édifice pour le prochain album et si oui dans quelle mesure ?

Nicolas Bonnière : Alors, on a eu cette discussion très rapidement, ils m'ont proposé d'intégrer le groupe, chose qui était super de leur part. Moi j'ai réfléchi par rapport au fonctionnement que j'ai, toutes les choses que je fais en dehors et surtout eux leur fonctionnement. Et en discutant, je disais à Romain : « Vous êtes bien à travailler là tous les trois ». Et puis Romain a beaucoup de choses, il écrit beaucoup, je crois que l'album est pratiquement fait maintenant. Donc, je préfère les laisser comme ça mais par contre intervenir après. Je pense qu'il y aura peut être des sessions live pour le prochain album, donc je serai la pour faire la configuration live d'Eiffel. Et puis en fait, je suis à leurs disposition, si Romain a besoià de guitares, Paris-Bordeaux, c'est pas loin, je serais là. Bon, le prochain album est pas fait encore mais sur le papier, cela devrait se faire comme ça.

Eiffelnews : Et pour la future tournée ?

Nicolas Bonnière : Et bien, j'aimerais être la. Après tout est possible, il reste les histoires de calendrier, c'est un peu chiant des fois mais bon quand on veut faire les choses, on peut les faire.

Eiffelnews : Du coup, quel est ton programme pour l'année 2011 ?

Nicolas Bonnière : Studio assez vite. La, j'ai commencé un petit peu pour Manu, on devrait bientôt attaquer plus sérieusement les maquettes de l'album. Après, j'ai peut-être un album avec ce garçon irlandais. Un autre album aussi avec un pote à Paris. Il va donc y avoir beaucoup de studio jusqu'au début de l'été et après c'est là où on va voir. Le problème, c'est que tout le monde est en studio donc tout le monde va être en tournée à peu près en même temps et ça va se compliquer mais bon on verra en temps voulu. En tout cas pour l'instant pas de tournée en perspective, je vais avoir quelques dates avec Manu mais bon, cela sera deux ou trois pour fêter le DVD, un peu comme avec Eiffel ou il reste une date en mars.

Eiffelnews : Quels conseils donnerais-tu à un guitariste qui débute et qui voudrait faire de la musique son métier ?

Nicolas Bonnière : Déjà, ne pas le penser comme un métier. Bon, je me fais engueuler à chaque fois que je dis ça, ma chérie me dit «  Mais si c'est un métier » (rires). Mais pour moi, ce n'est pas un métier. Mais surtout, il faut prendre du plaisir et partager le maximum de choses. Après, là où tout se joue c'est l'histoire de rencontres, les personnes avec qui tu peux jouer, avec qui tu partages la même musique. C'est plein de choses mais il ne faut pas y penser. Si je me remets dans l'état d'esprit dans lequel j'étais à 17/18 ans, c'est vraiment jouer avec les potes, on faisait des premières parties. Bon c'est pas vraiment des conseils que je donne en fait...(rires). Ce qui est compliqué en fait c'est qu'il faut se laisser guider mais au bout d'un moment tu as besoin de manger, moi j'ai eu cette chance de pouvoir assez vite vivre de ma musique donc à partir de là, c'était foutu (rires). Il y a des hauts et des bas mais je sais que quoi qu'il arrive ce sera ça. En tout cas, si c'est sa passion il faut le faire, enregistrer des disques, composer des morceaux, même si cela ne se vend pas, il faut le faire au moins pour soi, des fois cela peut suffire. Après s'il faut trouver des jobs à coté, on trouve des jobs à coté, mais il faut savoir pourquoi on fait ça. Il faut pas juste juste avoir cette fausse image que l'on véhicule depuis 10 à 15 ans notamment avec les émissions de télé ou l'on croit que c'est facile, non c'est pas facile. Mais bon, c'est comme tout travail, j'ai déjà fait de l'usine, j'ai aussi des oncles qui sont artisans. Je pense que tant tu as a une passion et que tu t'y investis dedans, c'est cool. L'essentiel est de rester toujours ouvert et positif, après quand tu commences à devenir un peu aigri, je pense qu'il faut arrêter.

Eiffelnews : Et donc, qui serait Nicolas Bonnière si il n'avait pas réussi à vivre de sa musique ?

Nicolas Bonnière : Eh bien je ne sais pas car il a arrêté ses études vites en fait (rires). En plus, les études, c'était pas une voie de garage cela m'intéressait un petit peu mais la musique a vite pris le pas. J'étais en génie mécanique, cela devait s'appeler STI GM, un truc comme ça. On faisait des dessins industriels, c'était passionnant (rires). Après, je n'en ai pas parlé encore mais mes parents, à l'époque ils regardaient d'un œil comme ça en disant « Mais qu'est ce qu'il nous fait? », par contre ils me laissaient faire et moi en retour je leur faisais voir que ce n'était pas un caprice. Après ils me soutenaient, tous les week-ends, mon père m'amenait répéter à 80 bornes car mes potes étaient en Vendée et j'étais à Nantes. Et donc, après le bac... Echoué (rires), je commençais à me glisser vers la lutherie, facteur de guitares on appelle ça comme ça, il y avait ce coté manuel qui m'attirait mais je n'ai pas eu le temps d'attaquer ma formation car j'ai de suite été embarqué pour jouer, alors peut-être que je serais luthier.

Eiffelnews :  Question facultative : tu nous parlais de télé tout à l'heure, si on te propose à l'instar de Michael Jones d'être juré de la Star Academy ou à l'instar de Sinclair d'être juré de la nouvelle star, que choisis-tu ?

Nicolas Bonnière : Ni l'un ni l'autre (rires). Tu m'as posé la question tout à l'heure de donner des conseils, déjà c'est compliqué et en plus eux ils se mettent dans le rôle, ils font croire qu'ils peuvent mais en fait c'est juste du show, de l'image donc ni l'un ni l'autre.

Eiffelnews : Pour rebondir là-dessus, dans tes vieux jours, le fait d'enseigner la musique, de guider les gens, c'est quelque chose qui te brancherait ?

Nicolas Bonnière : c'est une peu ce que je fais quand je réalise des disques notamment avec des jeunes groupes et ça j'aime bien, surtout dans ce cadre la, c'est une aventure humaine, tu t'enfermes trois semaines voire plus et puis c'est du concret y'a pas d'interférence pour en revenir à ces émissions télés. J'ai beaucoup de mal avec ça car même si il peut y avoir des gens qui en ressortent et qui ont du talent, ça interfère. Moi je préfère le faire comme ça, donner des trucs ou de leur faire part d'une expérience et après c'est eux qui se font leur expérience avec cette matière. C'est surtout pas leur dire, c'est comme ça qu'il faut faire, c'est mon approche de la musique, c'est toujours en mouvement, il y a toujours des choses qui se passent. Il y a une manière de faire certes mais il ne faut pas que cela soit figé sinon c'est la fin. Ces shows télé, c'est du spectacle, quand tu vois Manoeuvre par exemple c'est que ça, ils en font des caisses et c'est pour ça que c'est un peu inintéressant et il ne faudrait pas que cela continue et mine de rien, cela meurt un peu dans l'œuf même si on en a déjà souper 5/6 ans voire plus.

Eiffelnews : J'ai demandé à tes trois camarades de te poser chacun une question.

Nicolas Bonnière : Ah les salauds (rires)

Eiffelnews : La question de Romain : « Sais-tu imiter le cri du dahu? »

Nicolas Bonnière : Ah il me colle là (rires), c'est le truc qui existe pas c'est ça, le truc mystique ? Je ne l'ai pas là mais je vais fabriquer quelque chose, une sorte d'alliage entre le caribou, l'ours et l'éléphant.

Eiffelnews : « Question de Nicolas Courret : « C'est quoi cette bouteille de lait? »

Nicolas Bonnière : Je sais pas qu'est ce qu'il veut dire par là (rires), peut-être qu'il me chambre parce que je n'use d'aucune choses à caractère alcoolique !!! Si c'est par rapport à la pub, je ne vais pas être papa non plus. C'est du Nicolas Courret en fait (rires).

Eiffelnews : La question d'Estelle : « Serais-tu prêt à remplacer le jouet de romain sur « Je ne voudrais pas crever » par tes imitations de pigeons et d 'éléphants en échanges d'une tarte au citron? »

Nicolas Bonnière : (rires), Sans problèmes, mais que si c'est la tarte au citron d'Estelle. Surtout qu'elle nous a fait une tarte au citron après Nérac, une tarte au citron qui tuait tout. Bon, on peut faire ça en mars, je ferais peut-être un petit sample de tous mes sons (rires)


Eiffelnews : un dernier mot pour les ahuris ?

Nicolas Bonnière : Joyeux Noël
facebook facebook twitter google+