banniere
eiffel
Photo : Agnès Lesage

Bonjour,

Sandra qui travaille comme bénévole pour les Sans papiers
du 18° arrondissement de Paris m'a contacté il y a de cela
quelques temps maintenant. Son travail est étroitement lié au Ministère de la régularisation.
Nous soutenons son combat et espérons pouvoir faire quelque chose même si ce n'est que trois fois rien, offrir une tribune, s'en faire l'écho puisque les médias, comme d'habitude ne le font pas ou très peu. Sandra sera là avec nous sur la scène Place de l'Hotel de ville de Paris le 6 Aout prochain.
Je vous laisse en sa compagnie ainsi que celle de Sissoko Emsoumane (Délégué et Porte parole de la CSP75).
Bonne lecture et n'hésitez pas à vous renseigner et agir, en parler, vous expimer partout ou vous le pourrez.
Bise Romain.

NON !

Ils vivent la peur au ventre: peur de prendre les transports en commun,
peur de marcher dans la rue, peur d'aller travailler, peur d'aller chercher leurs enfants
à l'école, peur d'être arrêtés, envoyés en centre de rétention, renvoyés au pays...
Ils travaillent, cotisent, payent des impôts et pourtant ils restent sans droits
alors ils évitent de tomber malade, ils évitent de se faire remarquer, et ils évitent
de réclamer ce qui leur est dû !

La coordination 75 des sans papiers est un mouvement qui est né à Saint Bernard,
en 1996, et qui continue d'exister grâce à un soutien fort des orgas, assos, syndicats et
partis politiques de gauche. Ce mouvement compte aujourd'hui plus de 8000 adhérents
et plus de 20 nationalités de tous les continents. Depuis 2000, la coordination manifeste
chaque semaine devant la préfecture de Paris, organise des rassemblements devant les CRA,
prépare les dossiers de régularisation, défend les droits des sans papiers.

Ils ont, le 2 mai 2008, décidé l'occupation d'un site
afin de revendiquer les droits de TOUS LES SANS PAPIERS,
dont les travailleurs isolés,
oubliés par les mouvements de grève.
D'abord la Bourse du Travail.
La CGT les a expulsés de ces bâtiments après 14 mois
à coup de matraques et de gaz... il y avait, parmi les 1300 occupants,
des femmes et des enfants.
Ils ont alors passé 24 jours sur le trottoir, boulevard du temple, sous des bâches.
Les médias n'ont même pas relayé l'info.
Les sans papiers ont finalement occupé un ancien immeuble de la CPAM. 14 collectifs
au total se sont retrouvés là bas et se sont baptisés Le Ministère de la Régularisation Globale
De Tous Les Sans Papiers. Cali était là ce jour là, le 26 septembre !

Depuis le 17 juillet 2009, ils sont 3000 chaque nuit et chaque jour à se relayer sur le site.

L'évacuation a été exigée par la préfecture.

Sandra
facebook facebook twitter google+