Fou de l'air

Que tous les éléphants de ma cour,
Labourent en coeur nos évidences,
Nos manies lisses.
Qu'ils trompent les femmes aux élastiques,
Celles que la ville rend frigides
Amour frileux.
Regardez les girafes aux longs cous, tout casser,
Un poète fou, défoncer les toits de la ville,
Et dans la fougue, crier qu'ils sont fous de l'air.
Que tout les ordinateurs complices,
Laissent un brin d'air frais dans nos yeux,
Pupilles pillées.
Qu'ils gardent les seins d'une belle fille,
A l'abri des regards métalliques,
Du sexe urbain.
Regardez les girafes aux longs cous, tout casser,
Un poète fou, défoncer les toits de la ville,
Et dans la fougue, crier qu'ils sont fous de l'air.