LA NUIT TAGUE

Nasdrovia !
Sans plus attendre qu’une valse me vienne
Aux innocents les mains pleines
Arrache-moi
À moi-même
Pour ces recoins d’ailleurs où la nuit tague
Enfoncé dans tes reins vagues
Oublie-toi
Oublie même
Qui je suis, d’où je t’aime
Juste lire la pulsation de vie dans nos veines

Efface-moi
Efface-moi
De murmures
En cambrures
Et que la nuit tague


Non,
Sans plus attendre
Q’un fleuve ne charrie sa misère
Ou qu’un Saint-Esprit n’opère
Reçois-moi
Dans ta tanière
Pour les crinières de lunes et soleils fauves
Blottient au coeur de ta mangrove
Oublie-moi
Oublie même
D’où je viens, d’où tu m’aimes
Juste lire la pulsation des secondes chiennes

Efface-moi
Efface-moi
De murmures
En cambrures
Et que la nuit tague

Annule-moi dans le pur
Un murmure
Et la nuit tague

Nasdrovia !

Et j’entends
Ta voix qui chargée de violettes
Sort sa tenue de pompette
Prends mon feu
Allumette